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Voici les finalistes des Prix littéraires Radio-Canada! Ce jeudi 18 mars, CBC/Radio-Canada, le Conseil des Arts du Canada et le magazine enRoute d’Air Canada ont annoncé la liste des gagnants des Prix littéraire Radio-Canada. De partout au pays, les auteurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, ont été invité à soumettre leurs textes inédits dans les catégories « Récit », « Poésie » et « Nouvelle ». Parmi toutes les candidatures, douze d'entre eux se sont distingués – six francophones et six anglophones.
Voici la liste des finalistes francophones, accompagnée des commentaires des membres du jury.
Stéphane Bigras, Prix littéraire Radio-Canada (1er prix), dans la catégorie Récit pour Flo.
Commentaire : « D’abord, c’est l’authenticité indéniable de ce texte qui plaît. La voix très crédible du personnage principal, ce chauffeur d’autobus qui aime la vie, touche et séduit sans détour. Rarement voit-on dans la littérature québécoise, des personnages d’ouvriers qui s’expriment avec autant d’éloquence et d’acuité. Un texte d’une grande résonance. »
Sylvie Mayrand, Prix littéraire Radio-Canada (2e prix), dans la catégorie Récit pour Au fond.
Commentaire: « Cette histoire de folie, vécue de l’intérieur et au quotidien, dans le banal du regard des autres et d’un rendez-vous chez le psy, vrille le lecteur sur place. Une écriture rare et diablement efficace qui allie à merveille l’intime, la dérision et l’émotion. Un exercice périlleux, mais très réussi. »
Laurance Ouellet Tremblay, Prix littéraire Radio-Canada (1er prix), dans la catégorie Poésie pour était une bête.
Commentaire : « Entre elle et l’autre, il y a cette bête qu’il faut traquer, encercler avec des mots durs et vifs. Cette suite explore différentes formes poétiques avec une grande maîtrise; inventaires, litanies, dialogues sont autant de manières différentes pour la poète d’en arriver à construire son identité propre à travers la dualité. Cette quête est portée par une voix riche et texturée qui joue à plusieurs niveaux. »
Mathieu Croisetière, Prix littéraire Radio-Canada (2e prix), dans la catégorie Poésie pour 24/7.
Commentaire : « Dans cet ensemble de poèmes, l’auteur pose un regard cinématographique sur le quotidien : des situations anodines, des objets, des bribes d’enfance transfigurées par l’écriture. Visions intimes et singulières scandées à travers les heures et les jours, ces épiphanies plongent le lecteur au cœur du territoire américain traversé par les autoroutes, les champs les fast food ouverts 24 heures au milieu desquels on retrouve toujours un peu d’humanité. »
Philippe Chartier, Prix littéraire Radio-Canada (1er prix), dans la catégorie Nouvelle pour Magnum opus.
Commentaire : « Dans un style humoristique empreint de dérision, Magnum opus raconte les diverses étapes de l'écriture d'un chef-d’œuvre qui s'étendra sur 1200 ans. Au-delà de l'intrigue, l'auteur pose un regard lucide et gentiment moqueur sur la littérature en interrogeant la nature même de chef-d’œuvre, et suscite chez le lecteur une réflexion amusée sur l'écriture et la pérennité. »
Jérémie Leduc-Leblanc, Prix littéraire Radio-Canada (2e prix), dans la catégorie Nouvelle pour Un hombre solo.
Commentaire :« Malgré un sujet maintes fois traité, Un hombre solo nous fait vivre le 11 septembre 2001 de manière radicalement différente. L'auteur réussit à juxtaposer deux tragédies, une collective et l'autre intime, à travers des personnages consistants et touchants. »
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Métal hurlant sur grand écran? Les amateurs de bandes dessinées underground des années 1970 seront ravis d’apprendre qu’une rumeur circule, annonçant que les réalisateurs de Fight Club, de 300 et d’Avatar pourraient joindre leurs forces afin de donner vie à Métal Hurlant sur grand écran. Amalgame entre science-fiction, érotisme et violence, cette revue de bandes dessinées française avait déjà fait office de film en 1981, puis en 1999. Elle est connue, aux États-Unis, sous le nom de Heavy Metal. Cette fois, James Cameron, David Fincher et Zack Snyder seraient prêts à réaliser des segments du futur film à sketches en 3D.
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Un des récits de voyage de Kauffmann couronné Félicitations à Jean-Paul Kauffmann, journaliste et écrivain, qui a remporté aujourd’hui, le 18 mars, le prix Nomad’s du récit de voyage pour Courlande, publié chez Fayard! Ce prix est accompagné d’une bourse de 4 000 euros. Dans ce livre, Kauffmann tente de retracer une jeune Courlandaise, un chercheur de tombes et un monarque français, tous trois perdus dans la région de Lettonie, laquelle fut interdite d’accès jusqu’en 1991 et qui surprend par sa diversité ethnique.
Rappelons qu’en 1985, Jean-Paul Kauffmann, alors reporter, est enlevé à Beyrouth et ne sera libéré que trois ans plus tard. Ce n’est qu’à son retour qu’il deviendra écrivain. Pas étonnant, donc, que tous ses livres soient marqués par la thématique de l’enfermement. La chambre noire de Longwood, publié aux éditions La Table ronde, lui a valu le prix Femina essai alors que La Maison du retour, chez Nil édition, le prix de littérature Paul Morand, remis par l’Académie française. Récemment, en 2009, il a reçu le prix de la Langue française pour l’ensemble de son œuvre.
En exergue de Courlande, Kauffmann cite Portrait de la Lettonie de René Puaux : « La Courlande semble un doux pays voué dès l’origine du monde à la paix virgilienne et où il ne s’est jamais rien passé. »
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Du papier à l’écran pour Hugo Cabret Le roman jeunesse L’invention de Hugo Cabret (Brian Selznick, Bayard), sera adapté au cinéma par Martin Scorsese. Plusieurs sources annoncent que le cinéaste serait entré en contact avec les acteurs Sacha Baron Cohen (Borat, Brüno) et Ben Kingsley (Shutter Island) pour assurer des rôles clés. Ce roman, qui relève également de l’œuvre d’art avec les multiples dessins en noir et blanc qui y sont présentés (l’histoire n’est parfois racontée que par l’image), fut récipiendaire en 2007 d’une des plus prestigieuses récompenses américaines en littérature jeunesse, le Prix Caldecott. Durant les années 30, Hugo, orphelin de 12 ans, vit dans une gare de Paris et n’a pour seul compagnon qu’un automate brisé appartenant jadis à son père. Dans l’espoir de recevoir un message de ce dernier, Hugo se met à réparer l’automate dans la boutique appartenant à George Méliès, réel pionnier du cinéma. « Mêlant réalité historique et fiction, cet objet-livre est un bijou », avait commenté Lorraine Guillet, libraire au Fureteur. |
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L'Espagne pleure l'écrivain Miguel Delibes L’une des plus grandes icônes de la littérature espagnole n’est plus. L’écrivain Miguel Delibes a perdu sa bataille contre le cancer, le 12 mars dernier, dans sa résidence du nord de l’Espagne, dans la même ville où il est né 89 ans plus tôt.
Grand nom des lettres espagnoles, Delibes laisse derrière lui une imposante œuvre de plus de 50 titres, traduite dans une trentaine de langues. Durant sa carrière, il a collectionné les récompenses d’importance, dont le prestigieux prix Cervantès en 1993, le Prix national des lettres espagnoles et le prix Nadal.
Ses ouvrages jettent un regard essentiel sur les années suivant la guerre civile espagnole. Delibes a acquis la notoriété avec Le chemin, le récit de l’ultime journée du fils d’un paysan avant de quitter les siens, contre son gré, pour étudier en ville. Le roman a été publié aux éditions Verdier, comme la plus grande partie de son œuvre. L’éditeur français a d’ailleurs récemment réédité Cinq heures avec Mario, d’abord paru à La Découverte, le monologue d’une femme de la petite bourgeoisie après le décès de son mari.
La nature, les libertés individuelles et la vie rurale ont toujours tenu une place primordiale dans les écrits de l’auteur. L’hérétique compte parmi ses livres marquants. Il s’attardait au destin tragique d’un luthérien éradiqué lors de l’Inquisition. Autres incontournables, Dame en rouge sur fond gris, un touchant portrait autobiographique sur la perte de l’être aimé, et Les Rats, le récit d’un gamin de 11 ans, chasseur de rats.
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Nikolski remporte la compétition Canada Reads 2010 La version en langue anglaise du premier roman de Nicolas Dickner, Nikolski, publié au Québec par Alto et dans le reste du Canada par Vintage/Random House of Canada, l’a emporté sur quelques-uns des romans les plus vendus au pays dans le cadre du grand concours radiophonique Canada Reads, le pendant radiophonique canadien anglais du Combat des livres de Christiane Charrette (Cbc.ca/books/canadareads). C’est l’auteur, éditeur et chroniqueur Michel Vézina qui a défendu avec passion et moult arguments béton le livre de Dickner, qui faisait face à des opposants de poids, soit The Jade Peony de Wayson Choy (La pivoine de Jade, XYZ éditeur), Good to a Fault de Marina Endicott (traduit au Boréal ce printemps), Génération X de Douglas Coupland (10/18) et Fall On Your Knees (Un parfum de cèdre d’Ann-Marie MacDonald, Flammarion Québec). Récipiendaire de maints prix au Québec et en France, Nikolski a été traduit en anglais par Lazer Lederhendler, lui-même lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général 2008 dans la catégorie traduction. Après Prochain épisode en 2003 et Volkswagen Blues en 2005, Nikolski est donc le troisième et rare roman québécois ayant remporté ce concours qui, non seulement assure une très importante visibilité à l’auteur, qui donne plusieurs entrevues dans les médias écrits et parlés, mais aussi des ventes moyenne oscillant entre 20 000 et 40 000 exemplaires du livre. Triple bravo à Nico, Lazer et Michel!
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Nous reconnaissons l'appui financier
du gouvernement du Canada par l'entreprise du Programme d'aide au développement
de l'industrie de l'édition (PADIÉ) pour ce projet

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