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3 Janvier 2008
L’hiver aux mangeoires
Par Denis Lebrun
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Journée pastorale dans mon chalet sur de bord du fleuve. Avec ma compagne Claire, gérante de la librairie Pantoute haute ville, nous y passons la plupart des fins de semaine, y compris l’hiver. Pas de télé mais les murs isolés par des livres! Nous y tenons également un restaurant quatre étoiles pour volatiles. Au menu : tournesol naturellement, graines de chardon, graines mélangées (mais, blé, alpiste, etc.), arachide, beurre d’arachide, suif aux fruits, suif aux graines décortiquées, la carte est assez complète, une dizaine de tables (mangeoires) sans compter une piscine et un abreuvoir chauffé (muni d’un élément chauffant qui empêche l’eau de geler même à –30 degrés). Bref, le restaurant est ouvert pour la grosse saison depuis novembre, mais outre nos sédentaires (sittelles, mésanges, geais bleu, pic chevelus et pic mineurs, tourterelles…) les migrateurs du nord étaient plutôt rares. Mais cette semaine c’est la cohue, une cohorte de sizerins flammés (une quarantaine) se sont abattus sur nos mangeoires. C’est un début.
L’an dernier ils étaient plus de 100. Mais autre visite plus rare, un petit groupe de 5 dur becs des sapins qui vivent généralement dans des forets plus denses, semblent vouloir s’installer. Le mâle a le ventre et la tête rouge framboise, le bec noir dont la partie supérieure est légèrement recourbée et des barres alaires blanches. La femelle a pour sa part la tête olivâtre et le ventre gris. Bel oiseau, un peu plus petit qu’un merle, il est peu farouche. Il m’ont regardé tranquillement remplir mes mangeoires tout en picorant! J’espère voir arriver bientôt les bruants des neiges et la colonie de perdrix grises qui s’étaient installée l’an dernier. Seul petit bémol, les oiseaux sont trop nerveux et je soupçonne un prédateur ailé d’être la cause de cette agitation. On en reparle lorsque j’aurai repéré le coupable.
Naturellement ma boulimie livresque m’a fait remplir une section complète de bibliothèque en livres d’ornithologie et guides d’identification. Mais je dois dire que j’ai un faible pour les livres de Suzanne Brulotte, publiés chez Broquet. Le guide Les oiseaux du Québec est très complet. Elle y décrit 326 espèces sédentaires, saisonnières ou migratrices, les fiches sont bien faites et les illustrations et photos (1,200 photos) sont non seulement belles mais pertinentes pour l’identification. Et c’est agréable de ne pas être obligé de trier les oiseaux d’ici avec ceux de l’ensemble de l’Amérique, comme dans les guides américains omniprésents en librairie.
Un autre petit livre du même auteur, chez le même éditeur Attirer les oiseaux chez soi nous donne toutes les techniques pour peupler votre cour ou votre jardin de volatiles en tous genres. Ce que chaque espèce aime en particulier, les plantes qui les attirent, les nichoirs et différents types de mangeoires, des trucs pour contrer les prédateurs. C’est également complet et très bien fait. Mais attention, si vous commencez à nourrir les oiseaux sauvages de façon régulière, vous prenez charge d’âmes, dans les mois les plus durs de l’hiver, et ça risque de vous coûter cher en graine. Mais quel plaisir!
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Les commentaires des lecteurs:
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Serge-André Guay :
Chaque année, je dénonce le retard du Québec dans le domaine de l’édition de livres en ligne sur Internet. Cette nouvelle économie du livre nous échappe déjà, et ce, en partie, avec la bénédiction de l’Union des Écrivaines et des Écrivains Québécois (UNEQ) qui, dans son bulletin d’information, édition de septembre 2007 (voir page 4), donnait la parole à trois écrivains québécois qui vantaient leur expérience avec la firme américaine d’autoédition en ligne Lulu.com. Alors pourquoi faire la publicité de l’américaine Lulu.com et non pas d’initiatives purement québécoises?
Le président de l’UNEQ, Stanley Péan, déplorait le retard du Québec dans le domaine de l’édition électronique en ces mots: «L’argent de l’achat irait ailleurs que dans l’industrie québécoise. Il faut sincèrement que le milieu commence à y réfléchir parce que le mouvement est amorcé et il est irréversible» (Le Journal de Montréal, édition du 15 Mars 2007).
Et dire qu’à peine deux semaines après notre lancement en juin 2003, l’avocat conseil de l’UNEQ, Me François Coderre, nous téléphonait pour commenter notre projet de maison d’édition en ligne en nous invitant à ouvrir nos portes aux membres de l’UNEQ qui, «eux aussi, éprouvent des difficultés à trouver un éditeur». Notre plan de départ était de servir les nouveaux auteurs seulement, ceux et celles n’ayant pas encore de publication à leur actif. Bref, c’est à la recommandation même de l’UNEQ que nous avons ouvert nos portes à leurs membres. Et que fait l’UNEQ pour nous en retour, elle nous passe sous silence au profit de l’américaine Lulu.com.
En retard le Québec dans le domaine de l’édition électronique, dites-vous monsieur le président de l’UNEQ ? Je dirais même plus, attardé, oui, nettement attardé, et vous, et l’UNEQ, y êtes désormais pour quelque chose, quoique vous puissiez dire!
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